Skip to content

Culture

Cinéma

Blaxpotation : les prémices des cultures urbaines

« Black Dynamite » ** Comédie américaine de Scott Sanders. Avec Michael Jai White. Durée : 1 h 30.


Pantalon à pinces, veste à épaulettes, chemise ouverte et chaîne bling bling : tel est l’accoutrement de Black Dynamite, un agent de la CIA totalement dans l’esprit des années 70. A l’occasion de la sortie de la comédie de Scott Sanders, Nous sommes allés dans les salles obscures pour revisiter la pure tradition vintage.


A la recherche de la cause de la mort de son frère et cherchant à élucider une conspiration visant à « réduire les pénis » de ces autres frangins, l’histoire de l’agent Black Dynamite se révèle hilarante. Pour autant, la Blaxpotation dont le film se fait l'éloge est encore d’actualité de nos jours.


Le mouvement voit le jour en 1971, cinq ans après la naissance des Black Panthers sous la houlette de Melvin Van Peebles qui réalise Sweet Sweetback's Baadaasss song. Mais l’ouverture de la brèche dans une Amérique empreinte de racisme, les Afro-américains là doivent à Sydney Poitiers qui, en occupant des rôles d’acteur noirs sérieux permet cette révolution cinématographique.


La Blaxpotation connaît ensuite ses plus belles années entre les années 1971 à 1975 avec le cultissime Coffy et Foxy Brown, qui permettent de mettre sur le devant de la scène l’actrice Pam Grier. N’oublions pas par ailleurs par Shaft, véritable l’emblème du mouvement et sublime morceau du funky Isaac Hayes.


Bien plus que de simples œuvres cinématographiques la Blaxpotation met en avant des icônes qui restent d’une étonnante modernité. Method Man et le Wu Tang Clan, après Zulu Nation et Afrika Bambaataa, ne sont que de simples descendants de ce mouvement aux conséquences considérables sur la vie de la communauté noire des Etats-Unis.


Saanya Merry

Lu 388 fois
0
sfy39587p00